Pont couvert

Pont couvert (Brébeuf – octobre 2016 )

Publicités

La passion de Gaston Beauregard

Passion photo

La photo m’habite depuis de nombreuses années. Je n’ai jamais voulu en faire ma raison de vivre, mais il m’arrive souvent de croire que je vis pour elle. Je n’ai jamais complètement quitté ma chambre noire. Pour moi, l’argentique ou l’analogique n’a rien d’obsolète même si le numérique a pris le dessus.

Je ne dors pas avec mon appareil, mais il n’est jamais bien loin de mon index. Loin d’être à l’index, je reste ouvert à tous les genres de photos. Que je voyage à l’étranger, autour de chez moi ou dans ma tête, j’ai toujours un plat de lentilles au chaud.

Lors d’une dernière sortie, juste à côté de chez moi, j’ai croisé un étrange personnage : Suzie Gervais, grimée par une maquilleuse du cirque du soleil, Ève Monnier et coiffée par une dénommée Tania Durocher. Rien n’était prévu. Je savais par le journal qu’il y aurait une session de «body painting» à notre petit marché local, mais j’étais loin de m’attendre à une telle performance artistique. Il en a été de même avec Arnaud Beauregard (eh oui, encore un!) Tous les deux, à une journée d’intervalle se sont prêtés au jeu de modèle. Vous comprendrez que je n’étais pas le seul à profiter de l’aubaine…

Cette extraterrestre spécialiste de «pôle fitness» et ce clown loin d’être triste m’ont permis de réaliser de manière impromptue cette série d’images. Généreux de leur personne, ils ont su magnifier ces maquillages qui les rendaient incandescents de bonheur. En publiant ces photos, je souhaite partager le plaisir que j’ai eu à trav…ou plutôt à m’amuser avec eux.

DSC_8146.jpg5

Gaston Beauregard.

Jaseurs d’Amérique

Les jaseurs d’Amérique

Pour mon premier essai avec mon tout nouveau zoom Tamron 150-600 min, je me suis rendu au Parc de la coulée derrière chez moi à Ste-Julie. En marchant le long du petit ruisseau, j’y ai fait la rencontre d’une vingtaine de joyeux lurons aux allures de petits bandits qui virevoltaient en tous sens en s’empiffrant de petits fruits. Ces oiseaux d’une grande beauté avec une huppe distinctive aux teintes orangées se muant en jaune sur l’abdomen et une queue marquée d’un bandeau jaune vif à l’extrémité sont des jaseurs d’Amérique aussi appelés jaseurs des cèdres. C’est ce que j’ai découvert en ressortant mon manuel du parfait ornithologue qui ramassait la poussière sur les étagères de ma bibliothèque depuis quelques années.

Diaporama

Jaseur d'Amérique

Jaseur d’Amérique

Heureusement pour l’ornithologue très très amateur que je suis, ces oiseaux ne sont pas farouches. J’ai pu m’en approcher à environ sept mètres sans tenue de camouflage. Par contre, ce sont de petites bêtes hyperactives et elles ne restent pas plus de cinq secondes au même endroit. Il faut donc, pour les capter dans l’œil de la caméra, dégainer aussi vite que le Lucky Luke. Heureusement que les nouveaux appareils ont un mode rafale bien pratique. Pour de plus amples informations sur ce petit futé, vous pouvez consulter cette page.
En ce qui a trait à mon nouveau zoom, je trouve qu’il donne un résultat plutôt acceptable pour une lentille entrée de gamme. Je ferai une analyse  plus détaillée  dans un prochain blogue.

Composer avec les saisons

Par André Daniel, photographe

Sur un rang tout près de chez moi, il y a ce petit bâtiment que l’on peut voir ci-dessous et que j’ai choisi pour m’amuser avec les changements de saisons et de température. Les champs de cultures sont idéals pour ce genre d’exercice, le paysage est vivant et continuellement en transformation et les images sont tout aussi différentes d’une semaine à l’autre. Le but est de démontrer qu’il est intéressant de revisiter le même sujet et ainsi obtenir des images tout à fait différentes.

Rang des trente

Rang des trente

Ici,  je me suis fixé comme objectif de prendre  plusieurs photos de ce bâtiment tout au fil des heures et des saisons afin de créer des ambiances différentes sur un même paysage. Que ce soit durant les semences, la croissance des plantations ou à la période des labours, il y a toujours des prises de vues intéressantes. Entre journées ensoleillées avec ciel bleu et journées nuageuses avec ciel menaçant, le même sujet se transforme complètement.

Aussi le fait de changer d’angle, donne une tout autre perspective au sujet. De même que d’inclure ou non d’autres objets ou d’autres éléments du paysage. Par exemple, sur quelques-unes de mes photos, j’ai pris un recul pour inclure l’arbre qui est devant le bâtiment, cela change toute la composition. Pour les photographes novices pendant ce genre d’exercice, il est aussi profitable d’expérimenter différents paramètres et d’observer les résultats. La nature est sans limites.

 

Impression sur métal brossé

Pour Noël, on s’est offert une impression d’une de mes photos d’architecture sur métal brossé au format 20 po x 30 po et l’effet est vraiment intéressant. J’ai fait faire cette impression chez Yves Thomas photolab sur la rue St-Hubert, mais il y a d’autres fournisseurs sur le marché qui livre un produit de qualité professionnelle. Les reflets sur la surface se modifient en fonction de l’éclairage du moment et les blancs sont remplacés par une couleur inox d’où son aspect moderne.
Un support résistant
Le support en dibond – le nom donné à ce matériau – est très original : à la fois rigide, léger, robuste et résistant. Il s’agit d’un support haut de gamme de qualité professionnelle qui résiste aux rayons UV et aux intempéries. En effet, il est possible d’utiliser ce support en extérieur pour des expositions notamment. Ce type de matériau convient très bien aux photos sillonnées de lignes graphiques et aux décors modernes. C’est pourquoi j’ai choisi la photo ci-dessous, car elle s’insère bien au décor moderne et épuré de notre salon.

Édifice Bow

Édifice Bow à Calgary

Un coût raisonnable
Le coût d’impression 130 $ peut sembler élevé à première vue même pour une photo grand format comme celle-ci. Par contre, quand on considère que l’on n’a pas besoin d’encadrement, le prix devient plus que raisonnable. La photo imprimée vient avec des vis et des attaches cylindriques qui demandent toutefois un bon niveau et une certaine dextérité pour la pose si l’on ne veut pas multiplier les trous dans les murs de gypse. Cependant, il existe d’autres types d’attaches sur le marché pour les bricoleurs maladroits.
Je pense à en faire développer une autre pour placer au-dessus du foyer, car celle qui est là présentement est en canevas et elle devient très chaude lorsque le foyer fonctionne à plein régime. Comme ça on élimine les risques inutiles d’incendies. Pratique, n’est-ce pas?

Pentax 645 Z

Récemment, j’ai eu le privilège de tester en studio le tout nouveau Pentax 645 Z, un appareil moyen format de 51 millions de pixels qui livre des fichiers de 8 252 x 6 192 pixels. Wow ! Vraiment impressionnant. Cet appareil produit des photos d’une richesse de détails exceptionnelle qui dépasse largement mon Nikon D 800 avec ses 36 millions de pixels. C’est surtout sur des impressions papier grand format qu’on l’on constate la différence. On peut recadrer sévèrement une photo et l’agrandir sans y voir cet affreux bruit numérique qui gâche les plus belles compositions.

Voilà qui est intéressant pour les impressions très grandes. Par contre, cette particularité pose un défi de taille aux modèles féminins ou masculins pour les photos de portrait en gros plan, car les détails sont tellement fins que les imperfections ressortent avec beaucoup plus d’acuité que sur un réflex professionnel. Il y a un donc un travail de maquillage soigné à faire si on ne veut pas perdre trop de temps en postproduction

Pentax 645 Z

Pentax 645 Z

La fiche technique de ce réflex impressionne : écran orientable; viseur 98 %, mode live view, vidéo MPEG 4; vitesse de 1/30 sec. à 1 /4 000 sec., haut-parleur stéréo, etc. Quant à la sensibilité iso, elle est tout simplement superlative puisque l’appareil peut atteindre le sommet de 204 800 iso.  Autrement dit, avec cet appareil vous pourrez photographier en très basses lumières et obtenir des résultats plus que convenables.

De plus, conformément aux pratiques de la compagnie Pentax, ce boîtier est entièrement tropicalisé, c’est-à-dire qu’il résistera mieux que bien d’autres de ses concurrents à l’humidité et à la poussière. Un avantage qui fait de ce moyen format un outil vraiment intéressant pour les photographes de paysages qui travaillent souvent dans des conditions météos difficiles. Évidemment cet appareil photo se destine à des amateurs avancés ou encore à des photographes professionnels en quête d’une alternative aux prix exorbitants des Phase one et des Hasselblad.

Joanie

Joanie

Joanie

Joanie

En effet, cet appareil utilise le même capteur que le Hasselblad H5D-50C et la caméra Phase One IQ250 qui ont des prix de détail respectivement de $29,000 et de $37,000. Le Pentax 645 z livre des photos d’une aussi grande qualité que les deux appareils mentionnés ci-haut, mais pour trois à quatre fois moins cher soit, 8,499 $. Bon, il faut quand même dire que ce jouet ne convient pas à tous les amateurs, non seulement en raison de son prix, mais en raison de son poids élevé 1,55 kg ou 3,4 lb sans les lentilles. De plus, il faut disposer d’un ordinateur performant et d’un disque dur rapide pour traiter les fichiers de plus de 50 megs qui sont générés par l’appareil. Il est évident que cette bête n’est pas faite pour la photo de rues ou pour ceux qui ont des ordinateurs obsolètes ou bas de gamme.

Test 645 Z

Test 645 Z

J’espère avoir l’occasion d’utiliser ce jouet en pleine nature. Je vous en reparle prochainement. À suivre…

.

Pourquoi la photographie ?

La photographie est un formidable moyen de ralentir ce temps qui file si vite et relègue trop souvent nos plus beaux souvenirs dans les labyrinthes de l’oubli. Il suffit parfois d’une simple photo, même très imparfaite, pour éveiller les réminiscences d’un passé lointain et pour que surgissent à notre mémoire les êtres humains, les lieux, les odeurs, les événements et les émotions qui ont laissé une trace dans nos vies. Faites en vous-mêmes l’expérience, sortez quelques photos de la vieille boîte en carton qui accumule la poussière dans votre sous-sol et vous serez surpris de voir resurgir des moments marquants de votre vie.

Prendre le temps de dire bonjour à l’autre

La photographie de portrait est un art qui oblige à entrer en contact avec les gens, à mieux les connaître et à mieux révéler leur personnalité. Faire un portrait, c’est prendre tout le temps qu’il faut pour dire bonjour à l’autre, comme dirait le politologue et humaniste Riccardo Petrella à propos des relations humaines : «Savoir et pouvoir dire bonjour aux autres est l’acte de démarrage de l’existence d’un groupe humain ». En ce sens, si la photographie de portrait oblige à quelques civilités, elle est sans conteste, un trait de civilisation quand on a compris que le moment le plus important n’est pas celui où on appuie sur le déclencheur, mais bien celui où on entre en contact avec l’humain devant nous. Après tout, il est inconcevable de fixer l’âme de quelqu’un sur une pellicule ou sur un capteur sans quelques préliminaires… Pour que les gens acceptent de se révéler, de surmonter leur pudeur, de voir leur image ainsi transposée, reproduite et peut-être même diffusée, le respect et l’empathie s’imposent.

Sans se presser

À mes débuts, je m’en confesse, je prenais beaucoup de temps à examiner tous les aspects techniques avant d’appuyer sur le déclencheur surtout à l’époque où il fallait travailler avec la pellicule. Caché derrière mon viseur à vérifier tous les paramètres : ouverture, vitesse, sensibilité, cadrage, etc., j’en oubliais les êtres souvent inquiets et parfois anxieux qui patientaient devant ma lentille en attendant de se faire immortaliser dans une attitude qui pourrait leur être défavorable. À tous ceux-là, mes excuses pour ces maladresses de débutant. Pour photographier des personnes, il faut communiquer avec les gens. Il ne faut pas se presser, car la photo exige d’être présent et disponible pour l’autre. Voilà un projet humain bien passionnant.

La photographie est un outil exceptionnel qui me porte à prendre le temps d’admirer la beauté des lieux, des êtres et des choses et d’ainsi tenter, parfois bien maladroitement j’en conviens, d’en révéler leurs secrets insoupçonnés et leur splendeur. La photographie de paysages me passionne beaucoup, car elle suppose une communion avec la nature qui survient plus spontanément dans des moments de solitude.
Par contre, une fois les photos sorties des entrailles de mon ordinateur, il m’arrive d’avoir envie de partager ces moments de grâce avec les gens de mon entourage.

Bien que modeste, ce site web est en quelque sorte une exposition virtuelle permanente résultant de mes aventures photographiques.

Bonne visite.

François Beauregard